La triste et belle histoire de MARIE LA MISÉRABLE
A la fin du 13 e siècle, une jeune fille, répondant au nom de Marie, vit en recluse dans l'ermitage attenant à la chapelle de Notre-Dame à Woluwe.
Le fils d'un châtelain veut la séduire. Ses avances sont repoussées par la jeune-fille. Dépité et furieux, il décide de se venger : il accuse la recluse du vol d'une coupe précieuse et réussit à la faire condamner à mort.
Elle est enterrée vivante et transpercée par un pieu. La vie des pauvres ne pesait pas lourd à cette époque...
La vengeance du jeune homme est satisfaite. Mais le remords et le désespoir remplacent la passion. Et c'est la folie furieuse...
Sept ans plus tard, il obtient la guérison sur la tombe de sa victime. Guéri, le jeune châtelain avoue ses avances sacrilèges, son désir de vengeance et son parjure. Devant tous, il proclame l'innocence de Marie la recluse et à partir de ce moment il sera le plus ardent zélateur de la dévotion à la martyre de Woluwe.
L'innocence et l'héroïcité de la jeune recluse étant dûment prouvées, une foule de fidèles, accourus de tous les coins du Brabant, viennent vénérer Marie la Misérable.
Le surnom «la Misérable» lui a été attribué peu de temps après sa mort. C'est une allusion évidente à sa mort violente. Une traduction plus exacte du surnom en langue flamande médiévale, «Alleyndiger Mariën», aurait été «Marie, digne de compassion».
Bientôt la dépouille mortelle de la recluse est transférée à la petite chapelle où elle est enterrée sous l'autel.
14/1/81 .....L.B.......
Images du triptyque de la Chapelle