Temps ordinaires
Entre la fête “Baptême du Seigneur” et le temps du Carême, puis entre la Pentecôte et l'Avent, nous vivons le temps ordinaire de l'Église. Mais Dieu, c'est dans l'ordinaire de notre vie qu'il se manifeste. Dans ce temps ordinaire, Dieu nous redit l'extraordinaire de son amour. Il n'y aurait pas de solennités ou de célébrations, s'il n'y avait pas un temps ordinaire. Le concept même d'une célébration, y compris dans l'ordre profane, et dans toutes les cultures, est d'être quelque chose qui nous sort provisoirement de l'ordinaire. Ainsi au début de l'Évangile selon saint Jean (chapitre 2, versets 1 à 11), on voit Jésus participer avec ses disciples à des noces auxquelles se trouvait aussi sa mère, Marie. Et il semble que l'on se soit bien amusé à ces noces, au point que l'on a manqué de vin. Cependant, on ne peut pas et on ne doit pas faire la fête chaque jour !
Ainsi donc, même si l'on vit avec des personnes que nous aimons, nous ne les fêtons pas chaque jour. Nous penserons à les fêter à l'occasion d'un anniversaire ou d'un fête particulière comme par exemple, la fête des mères, la fête des pères, des grand-parents, une promotion, un diplôme reçu … . Ces célébrations nous aident à mieux nous rendre compte ce que ces personnes sont pour nous dans l'ordinaire de notre vie. C'est de ce temps ordinaire que je voudrais souligner l'importance et la beauté. Il y a de l'héroïsme dans la fidélité à l'ordinaire. Le héros n'est pas la personne qui fait des choses extraordinaires, mais plutôt, celle qui continue à faire fidèlement les choses ordinaires alors même que les circonstances ont radicalement changé.
Il y a 33 dimanches dans le temps ordinaire de l'Église et la liturgie utilise la couleur verte (couleur de la nature qui redémarre au printemps) pour célébrer pendant cette période.